L’Inspection générale du Travail (IGT) a annoncé son intégration au système de paie de l’État au quatrième trimestre 2026, à l’issue d’une réunion tenue ce 30 juillet 2026 entre une délégation de ce service et le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, accompagné du vice-ministre Élysée Bokumwana, à Kinshasa.
À la fin des échanges, le président du comité de suivi de la paie de l’IGT, Jean Paul Yamabo, a indiqué que cette décision fait suite à un arbitrage du ministère du Budget. Selon lui, cette avancée marque une étape importante dans le processus de régularisation de la situation administrative et salariale des agents de l’Inspection générale du Travail.
La rencontre a également permis d’examiner plusieurs revendications de l’IGT, notamment la prise en charge salariale des agents recrutés en 2023, l’application de la grille barémique ainsi que la prise en compte de la rémunération des agents administratifs. Ces questions figuraient parmi les principales attentes présentées au ministère du Budget.
Jean Paul Yamabo a rappelé que la réforme engagée en 2023 au sein de l’Inspection générale du Travail repose sur cinq axes. Trois étapes ont déjà été réalisées, à savoir le recrutement, le déploiement et l’affectation des agents. Le processus entre désormais dans sa phase de mécanisation, de rémunération et d’amélioration des conditions de travail.
L’Inspection générale du Travail compte actuellement 2 508 inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs répartis sur l’ensemble du territoire national. Leur intégration à la paie constitue une étape importante pour le fonctionnement de cette administration chargée du contrôle de l’application de la législation du travail en République démocratique du Congo.
À l’issue de la réunion, Jean Paul Yamabo a salué l’ouverture au dialogue du vice-Premier ministre Adolphe Muzito et s’est déclaré confiant quant à la mise en œuvre des engagements pris. Depuis son arrivée à la tête du ministère du Budget, le ministre affirme privilégier le dialogue social afin d’accompagner les réformes de l’administration publique et de préserver un climat social apaisé.
MNB
