
Trois procès verbaux. Émis dans trois villes, notamment, Matadi, Lubumbashi et Mbuji Mayi, en trois dates différentes, soit le 10, le 08 et le 11 août 2020, soit près de deux mois après la condamnation de Vital Kamerhe et Jammal, à 20 ans des travaux forcés, font des révélations fracassantes, sur la manière dont la justice a été rendue, lors du très célèbre procès dit de « 100 jours ».
À en croire les différents procès verbaux de constat, les matériels devant servir aux différentes réalisations du programme d’urgence du président Tshisekedi, autrement appelé programme de 100 jours du chef de l’Etat, ont été bel bien commandés et arrivés en RDC, et les fonds qui y ont été alloués n’ont jamais été détournés par Monsieur Vital Kamerhe, l’ancien Directeur de cabinet du chef de l’Etat.
Dans son procès verbal de constat, établi le 10 août 2020, le Huissier de justice Kinkela Mpanzu, assisté de Monsieur Mbadu Puna, témoin des requis, s’était rendu au port fluvial de la Société congolaise des transports et ports (SCTP) ex ONATRA. Et ce, sur requête des sociétés SAMIBO SA et HUSMAL SA, adressée au Greffier divisionnaire du tribunal de Grande instance de Matadi.
Sur place, ils ont fait le constat selon lequel 41 containers entreposés audit port contiennent les matériels de construction des maisons préfabriquées, du programme 100 jours du chef de l’Etat suivant le BL, pour le compte de:
31 containers pour la société HUSMAL SA (RCCMCO/KNG/RCCM/19-8-00638;
10 containers pour la société SAMIBO SA (RCCM 14-8-4983) ID NAT A 47488M.
Au Huissariat du tribunal de Grande instance de Lubumbashi, la même opération a été effectuée. Dans son procès verbal de constat, Monsieur Kasereka Kabangu, Huissier judiciaire près la Cour d’Appel de Lubumbashi, en présence de Ndakakanu Ngandu (témoin), affirme l’existence des biens suivants: Les matériaux de construction destinés au même programme d’urgence du président Tshisekedi, déchargés dans 16 containers. Ces derniers ont été retournés à l’armateur. Lesdits matériels (ou maisons préfabriquées) se trouvent entreposés aux installations de la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC).
Enfin, le troisième procès verbal de constat a été établi à Mbuji-Mayi, en province du Kasaï Oriental. Le Huissier judiciaire Freddy Baloji, du tribunal de Grande instance de Mbuji-Mayi, affirme avoir constaté en date du 11 août, 14 maisons préfabriquées et plusieurs matériels entreposés pour la construction des mêmes maisons.
Au regard de ce qui précède, tout initié en la matière, constatera que la justice la vraie, qui doit purement et simplement disculper le président national de l’Union pour la nation congolaise (UNC) n’a jamais été dite. Celle qui l’a injustement condamné est au service d’un individu.
Yanel Yahvé
