L’Union pour la Démocratie et le Développement du Congo (UDDC) apporte son soutien à l’initiative du président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur de l’ouverture d’un dialogue national. Réuni en session extraordinaire, le Bureau politique du parti affirme vouloir contribuer à la recherche de la paix, de l’unité et de la cohésion nationale, dans un contexte politique que la formation considère comme préoccupant.
Dans sa déclaration politique, l’UDDC estime que la RDC a aujourd’hui besoin de renforcer son unité afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire. Le parti met notamment en cause les ambitions expansionnistes qu’il attribue à certains acteurs de la sous-région, citant particulièrement le régime de Kigali. Cette position s’inscrit, selon l’UDDC, dans un contexte où la diplomatie menée par le chef de l’État aurait permis de créer les conditions d’un cadre de concertation entre les différents acteurs politiques congolais.
Pour le parti membre de la plateforme de l’Union sacrée de la nation, le dialogue national devrait permettre aux différentes sensibilités politiques et sociales de se retrouver autour des enjeux liés à la paix, à la stabilité et à la refondation de l’État. L’UDDC insiste sur le caractère inclusif du processus et considère que celui-ci ne devrait pas devenir un espace d’exclusion, mais plutôt un cadre permettant aux acteurs de se parler, de s’écouter et de rechercher ensemble des réponses aux défis du pays.
L’une des principales propositions formulées par l’UDDC concerne le lieu de ces assises. Le parti souhaite que le dialogue national se tienne dans le Kongo-Central, précisément à Nkamba, qu’il présente comme une ville chargée d’une forte dimension historique et symbolique. Dans sa déclaration, l’UDDC associe notamment Nkamba à l’histoire politique et spirituelle du pays ainsi qu’à l’héritage de Simon Kimbangu, présenté comme lié à la dignité du peuple, à la conscience nationale et à l’espérance d’une nation.
L’UDDC appelle par ailleurs les forces politiques, sociales, religieuses et citoyennes à placer l’intérêt national au-dessus des divergences personnelles. Pour le parti, les difficultés auxquelles fait face la nation devraient conduire à rechercher davantage de convergence plutôt qu’à accentuer les divisions. Il plaide ainsi pour un dialogue « inclusif, sincère, constructif et orienté vers l’intérêt supérieur » de la République démocratique du Congo.
À travers cette déclaration, l’UDDC formalise trois positions : « Oui » au dialogue national, « Oui » aux réformes constitutionnelles et « Oui » aux assises de Nkamba. Le parti souhaite que ce processus puisse également être celui de la vérité et de la réconciliation. La déclaration est signée par Charles Bamana Badibanga, président national de l’UDDC, au nom du Bureau politique.
MNB
