La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré un excédent budgétaire de 400,2 milliards de francs congolais en 2025, avec des Recettes de 41 979,7 milliards contre 41 579,5 milliards de dépenses payées. Ces chiffres figurent dans le rapport général de la Cour des comptes sur l’exécution du Budget de l’État pour l’exercice 2025, présenté ce mardi 27 Octobre à l’Assemblée nationale.
Présidée par le Speaker de la Chambre basse du Parlement, l’Honorable Aimé Boji Sangara, la séance plénière était consacrée à la présentation du rapport général de la Cour des comptes sur le contrôle de l’exécution de la loi de finances n° 24/011 du 20 décembre 2024, telle que modifiée par la loi de finances rectificative n° 25/044 du 28 juin 2025, au titre de l’exercice 2025. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la reddition des comptes du budget du pouvoir central pour l’année 2025. Le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, en a présenté les principales conclusions devant la Représentatio nnationale.
Selon ce rapport, le Budget du pouvoir central était fixé à 50 691,8 milliards de francs congolais. Les Recettes mobilisées représentent ainsi 82,8 % des prévisions, tandis que le déficit du budget général s’est établi à 0,20 % du produit intérieur brut, son niveau relatif le plus faible sur la période 2021-2025.
Sur le plan économique, la croissance de la RDC a atteint 5,8 % en 2025, dépassant la prévision de 5,3 %. L’inflation moyenne a, quant à elle, été ramenée à 7 %.
La Cour des comptes a également constaté que les recettes extérieures n’avaient atteint que 51,8 % des prévisions, tandis que les Recettes du budget général ont été mobilisées à hauteur de 83,2 %.
Le rapport fait par ailleurs état d’une baisse des dépenses exécutées en procédure d’urgence par rapport à 2024, année durant laquelle elles s’élevaient à 5 314,9 milliards de francs congolais.
Pour améliorer la gestion des Finances publiques, Jimmy Munganga Ngwaka a recommandé un meilleur suivi parlementaire des recommandations de la Cour des comptes, un dialogue renforcé avec le Gouvernement ainsi qu’une amélioration de la qualité des informations budgétaires et comptables.
La Rédaction
